«J’ai des droits. J’ai le droit à l’éducation, j’ai le droit de jouer, j’ai le droit de chanter, j’ai le droit de parler, j’ai le droit d’aller au marché, j’ai le droit de m’exprimer.»

Malala Yousufzai

jeudi 14 octobre 2021

La cause des enfants, la grande oubliée du quinquennat

Ce n’est pas un hasard si un collectif CEP, « Construire ensemble la politique de l'enfance», a décidé de s’inviter dans la campagne présidentielle afin de réclamer une véritable politique en faveur des enfants et faire progresser leurs droits et leur protection avec des slogans comme «une politique publique universelle pour l'enfance» ou «respect intégral des droits des enfants».

Voilà qui est bienvenu tant le constat en la matière est sévère pour ce quinquennat qui n’a guère agi dans ce domaine à part à la marge et dans l’éducation.

On le rappelle, Emmanuel Macron a refusé de créer un ministère dédié à l’enfance en 2017 avant de créer en 2019 un simple secrétariat s’occupant uniquement de «la protection de l’enfance» et confié à Adrien Taquet dont le bilan est assez mince pour ne pas dire plus.

On a même l’impression que sa mission ne l’intéressait guère.

Une mission d’ailleurs si peu importante que dans les rangs du gouvernement, il est en dernière position…

Bien sûr, comme le dit le collectif CEP, la situation des enfants en France n’est pas comparable à ce qu’elle peut être dans certains pays où ceux-ci souffrent de la pauvreté, d’une violence endémique, du travail forcé, d’une absence d’enseignement et de multiples autres maux.

Néanmoins, dire que dans notre pays les enfants sont aujourd’hui respectés et protégés comme ils le devraient n’est pas vrai.

A fortiori de reprendre cette vieille et stupide expression de l’«enfant-roi» qui n’a jamais eu la moindre parcelle d’existence.

Le scandale actuel de la pédophilie dans l’église catholique montre que la société a fermé les yeux pendant des décennies sur ce qui se savait, même si l’ampleur n’était pas connue.

Et tous les jours des enfants sont violentés et meurent sous les coups de leurs bourreaux.

Quant à leurs droits de personnes à part entière, ils sont souvent, dans la réalité de leur exercice, inexistants ou virtuels.

Oui, il y a encore beaucoup à faire pour que l’enfance soit vraiment une priorité politique, ce qui est loin d’être le cas actuellement et constitue un échec pour une société qui se veut avancée, progressiste et humaniste.

Espérons que le prochain quinquennat, quel que soit le président élu, rattrapera cet oubli majeur et qu’une vraie politique de l’enfance verra le jour avec un vrai ministère des enfants.

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