«J’ai des droits. J’ai le droit à l’éducation, j’ai le droit de jouer, j’ai le droit de chanter, j’ai le droit de parler, j’ai le droit d’aller au marché, j’ai le droit de m’exprimer.»

Malala Yousufzai

mercredi 4 février 2026

Protéger les enfants, des avancées bienvenues


En quelques jours, les députés ont voté des lois pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans et pour les enfants victimes de violences sexuelles dans la famille ou qui sont placés suite au dysfonctionnement de leur foyer.

Ces nouvelles mesures sont les bienvenues et nous rappelle une fois de plus qu’un enfant a besoin de protection face à des dangers que la société ne prend pas suffisamment en compte et qui peuvent aller jusqu’à sa mort.

Quand on voit avec quel cynisme les dirigeants des réseaux sociaux utilisent les enfants pour faire des profits mirifiques et investissent si peu dans leur sécurité face aux prédateurs et aux contenus qui détruisent ou fragilisent certains d’entre eux les conduisant au suicide, on peut qu’être en faveur de ces protections même si elles peuvent frustrer la jeunesse notamment pour ce qui est de son accès au web.

Mais cette politique de protection doit être encore renforcée et être constante en donnant les moyens d’agir pour qu’elle soit une réalité et non des lois qui ne sont jamais appliquées.

Trop d’enfants meurent parce que la société n’a pas agi comme elle aurait du le faire.

Sans parler des nombreuses résistances au nom des droits des adultes même quand ceux-ci vont à l’encontre des droits des enfants, pire, quand ils mettent leur sécurité en danger.

Par ailleurs la société doit investir beaucoup plus afin de préparer les enfants à être capables de reconnaître les dangers et de se défendre contre eux avec son aide

 

 


mardi 3 février 2026

Comment appelle-t-on une société où les enfants sont un problème ?


Avec la commercialisation de wagons interdits aux moins de 12 ans, la SNCF, entreprise publique, même si elle s'en défend, participe, elle aussi au mouvement «No kids» (endroits ou activités interdits aux familles) qui fait des enfants un problème alors qu'ils sont des citoyens qui ont, ad minima, les mêmes droits que les autres.

Les montrer du doigt parce qu'ils seraient une gêne pour les autres n'est pas nouveau, certes.

Cependant, développer une sorte de société parallèle où ils seraient exclus non pas pour les protéger – comme on tente de le faire vis-à-vis des dangers des réseaux sociaux, par exemple – mais uniquement pour le confort de certains adultes, est un mouvement qu'il convient de dénoncer et de combattre absolument.

Parce que cela renvoie à une ghettoïsation de l'enfance qui prend à rebours toutes les avancées qui se sont mises en place ces dernières décennies et dont l’adoption en 1989 de la Convention des droits de l'enfant a été une étape emblématique.

Cette régression ramène les enfants à un statut que l'on croyait définitivement d'un autre âge.

Si le «No Kids» continue à s’étendre et à prospérer, il est à craindre de voir un affaiblissement funeste de l’humanisme qui est à la base des valeurs de la démocratie républicaine libérale comme celles de respect et de tolérance sans oublier le partage.

Cette société intolérante à ceux qui représentent son avenir pour de simples questions de confort des adultes est un risque que nous ne devons pas voir s’imposer.

Là aussi le sursaut est un devoir.