«J’ai des droits. J’ai le droit à l’éducation, j’ai le droit de jouer, j’ai le droit de chanter, j’ai le droit de parler, j’ai le droit d’aller au marché, j’ai le droit de m’exprimer.»

Malala Yousufzai

mercredi 5 mars 2014

La moitié du million de nouveaux nés qui meurent chaque année dès leur naissance pourrait être sauvée


Selon l’association Save the children, un million d’enfants meurent chaque année dès le premier jour de leur vie. Mais la moitié d’entre eux pourrait être sauvée s’ils bénéficiaient de soins médicaux basiques.

Dans son rapport Ending newborn deaths ./ Ensuring every baby survives (Mettre fin aux décès des nouveaux nés / S’assurer que chaque bébé survit), l’association livre d’autres statistiques terribles.
Ainsi:
- 2 million est le nombre de nouveaux nés que l’on pourrait sauver chaque année si l’on mettait fin à la mortalité évitable des nouveaux nés;
- 2,9 millions est le nombre de bébés qui meurent après 28 jours d’existence; le nombre de décès dans cette période néonatale est quatre fois supérieur en Afrique qu’en Europe;
- 6,6 millions est le nombre d’enfants qui meurent avant leur cinquième anniversaire de causes le plus souvent évitables; si ce chiffre a été divisé par deux depuis 1990, il n’en reste pas moins que 18.000 enfants meurent chaque jour;
- 1,2 million est le nombre d’enfants mort-nés dont le cœur cesse de battre durant l’accouchement;
- 7,2 millions est le nombre de sages-femmes, d’infirmières et de docteurs qui manquent dans le monde;
- 51% est le pourcentage de naissances en Afrique subsaharienne qui n’ont pas été assistées par une sage femme ou un personnel médical qualifié; ce pourcentage est de 41% dans le Sud-est asiatique;
- 40 millions est le nombre de mères à travers le monde qui chaque année donnent naissance à un enfant sans l’aide d’une sage-femme ou d’un personnel médical qualifié; 2 millions ont donné naissance à un enfant en étant toutes seules;
- 5 dollars de dépenses supplémentaires en matière de santé par personne suffiraient pour prévenir la mort de 147 millions d’enfants, de 5 millions de femmes et 32 millions d’enfants mort-nés et dont le profit en matière économique et sociale serait neuf fois supérieur à la dépense d’ici à 2035.

Touche Pas Aux Enfants – TOPA[E]!


samedi 1 mars 2014

Enfants maltraités et en danger: chronique ordinaire de l’ignominie (II)


- Un nouveau trafic d’enfants a été démantelé en Chine, la police annonçant qu’elle avait sauvé 382 nouveaux nés et arrêté plusieurs trafiquants.
Ce trafic consiste à voler des enfants, le plus souvent des garçons, pour les revendre à des couples qui n’en ont pas et ne peuvent en avoir.
Il dure depuis très longtemps mais connaît un boom depuis l’instauration de la politique de l’enfant unique et perdure alors que cette dernière a connu de récents assouplissements.

- Une des informations les plus horribles est venue de Corée du Nord où un ancien gardien de camp de concentration a fait état de la présence d’enfants (certains naissent et grandissent dans les camps) qui sont obligés de travailler dès leurs premières années et qui souffrent de malnutrition.
Il a également narrer qu’un jour des chiens de gardiens ont attaqués des enfants et les ont déchiquetés devant les yeux de leurs maîtres impassibles et que ces enfants ont ensuite été enterrés à la va-vite, certains étaient encore vivants.

- Des associations de défense des enfants ainsi que l’Unicef ont publié un appel pour que cesse les violences contre les enfants en Syrie, déclarant que «près de 5,5 millions d’enfants sont actuellement touchés par ce conflit à l’intérieur de la Syrie et dans les pays voisins. (…) Si l’on ne met pas fin aux atrocités et souffrances continuelles que subissent les enfants et si l’on n’investit pas davantage dans leur éducation et leur protection, on risque de perdre une génération entière en Syrie et dans le reste de la région».

Touche Pas Aux Enfants – TOPA[E]!

dimanche 23 février 2014

59 millions d’enfants ont besoin d’une aide vitale en 2014 dans le monde


Selon l’Unicef, 59 millions d’enfants qui, selon son rapport Action humanitaire 2014 «vivent dans 50 pays en conflit ou frappés par des catastrophes naturelles et autres situations d'urgence complexes» ont besoin d’une aide d’urgence cette année.
Ted Chaiban, directeur des programmes d'urgence de l’organisation des Nations unies pour l’enfance, témoigne de la nécessité d’agir au plus vite: «Je viens de rentrer du Soudan du Sud, le dernier des conflits à grande échelle à bouleverser la vie de millions d’enfants innocents. Plus de 400 000 enfants et leurs familles ont été déplacés par le conflit, et plus de 3,2 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire. La saison des pluies arrive et nous avons besoin de pré-positionner des fournitures et de renforcer les services essentiels. Nous avons besoin d’un financement d'urgence pour prévenir une catastrophe. Les enfants du Soudan du Sud viennent se joindre à des millions d'autres touchés par les conflits en République centrafricaine et en Syrie. Mais alors même que les médias privilégient aujourd’hui ces crises complexes, pour lesquelles on manque de fonds, il existe beaucoup d’autres situations désespérées qui exigent également un financement immédiat et une assistance humanitaire d'urgence. Il s'agit notamment des crises frappant l'Afghanistan, la Colombie, le Myanmar, la République démocratique du Congo, la Somalie et le Yémen et d'autres pays figurant dans l’appel de l'Unicef».
Ce dernier demande une enveloppe de 2,2 milliards de dollars (1,6 milliards d’euros) pour venir en aide à ces enfants.

Selon l’organisation humanitaire, en 2013, les fonds dont elle a disposé ont permis que
- 24,5 millions d'enfants soient vaccinés contre la rougeole;
- près de 20 millions de personnes obtiennent un accès à de l’eau salubre qu’elles peuvent boire, ou utiliser pour faire la cuisine ou se laver;
- 2,7 millions d'enfants aient un accès à une éducation améliorée;
- 1,9 million d'enfants soient traités pour malnutrition aiguë sévère;
- 935 000 enfants obtiennent un soutien psychologique.
«Cependant, tempère l’Unicef, en raison de déficits de financement dans certains pays - tels que l'Angola, l’Erythrée, le Lesotho et Madagascar - ainsi que des restrictions à l’accès humanitaire, de l'insécurité et d’un environnement dans lequel les interventions sont difficiles, de nombreux besoins n’ont pu être satisfaits.»
Tout enfant dans une situation d’urgence dans le monde peut être considéré comme un enfant maltraité. C’est un enfant à qui on dénie ses droits élémentaires pourtant garantis par les lois de l’ensemble des pays de la planète et les conventions internationales



Touche Pas Aux Enfants – TOPA[E]!