«J’ai des droits. J’ai le droit à l’éducation, j’ai le droit de jouer, j’ai le droit de chanter, j’ai le droit de parler, j’ai le droit d’aller au marché, j’ai le droit de m’exprimer.»

Malala Yousufzai

samedi 23 mai 2026

L’enfant victime est tout sauf une exception


Selon un récent rapport de l’OMS, 1,2 milliard d’enfants reçoivent des coups chaque année notamment dans le cadre familial ou à l’école que ce soit des fessées ou des châtiments plus lourds.

Et cela est à mettre en regard du nombre d’enfants dans le monde qui se monte à 2,5 milliards.

Il s’agit donc d’un enfant sur deux!

Ces chiffres démontrent s’il en était encore nécessaire que les enfants ne sont pas ces êtres surprotégés par la société, bien au contraire.

En France, après ces pitoyables tentatives d’avoir voulu faire passer les enfants comme des «rois» qui dicteraient aux adultes leurs comportements et qui obtiendraient tout ce qu’ils veulent, nous nous rendons compte quotidiennement de la précarité d’être un enfant alors que nous entrons dans le troisième millénaire.

Et que nos sociétés dites «avancées» comme nous le disent aujourd’hui des travaux d’historiens un peu plus étoffées, ne sont peut-être pas celles qui respectent le plus les enfants.

Sur des registres différents, on apprend que dans l’affaire des laits maternels contaminés, les fabricants ont attendu plusieurs jours après la découverte du problème avant d’alerter les autorités, leur chiffre d’affaires et leur réputation étant sans doute plus importantes que la santé des nourrissons et des bébés.

Dans le même temps, le scandale des violences dans le périscolaire montre le laxisme de la mairie de Paris et une volonté première de vouloir minimiser le problème au détriment de la sécurité des écoliers.

Des enfants qui se font de plus en plus assassiner dans des affaires de narcotrafics ou prostituer sans parler de la récurrence des affaires de pédophilies.

Et l’on pourrait continuer notamment avec les enfants qui dorment dans la rue, ceux qui ne mangent pas à leur faim ou qui sont victimes de harcèlement à l’école ou sur les réseaux sociaux qui les conduisent parfois au suicide.

Enfin, l’enfant est devenu une cible privilégiée pour le commerce où tout est bon pour qu’il soit transformé en un consommateur aux désirs créés de toute pièce et qui ne doivent jamais être assouvis.


jeudi 2 avril 2026

Comme d’habitude, les mollahs iraniens demandent aux enfants de se sacrifier pour leur régime



Une des pires infamies de la guerre Iran-Irak dans les années 1980 qui pourtant n’en manqua pas, fut l’enrôlement de part du régime des mollahs de Téhéran des enfants.

Non seulement ils furent envoyés au front mais ils servirent avant tout à sauter sur les mines irakiennes pour sauvegarder les gardiens de la révolution.

Une utilisation honteuse qui fut légitimée par l’ayatollah Kohmeyni lui-même.

Depuis, nombre d’enfants – dont des étrangers comme des Afghans – sont endoctrinés et embrigadés pour combattre dans des opérations militaires comme en Syrie ou dans des répressions contre le peuple iranien comme dernièrement lors des massacres qui ont fait sans doute des dizaines de milliers de morts.

Et tout cela, évidemment, en violation de la déclaration universelle des droits humains, de la convention des droits des enfants et du droit international.

Avec l’attaque des Etats-Unis et d’Israël, les mollahs font de nouveau appel aux enfants et perpétuent l’infamie sans la moindre gêne.

Ils n’ont même aucun scrupule sachant que des compensations sont souvent promises aux familles qui autorisent leurs enfants à devenir des soldats ou, plutôt, de la chair à canon mais qu’elles sont rarement versées.

Le recours systématique aux enfants pour les menées violentes du régime démontre l’évidente nécessité de s’en débarrasser.

 


vendredi 27 mars 2026

Devant l’émotion suscitée, le gouvernement déposera bien son projet sur la maltraitance des enfants


Lorsque le gouvernement a présenté la dizaine de textes qu’il voulait voir discuter et voter par le Parlement avant l’été, il y avait un grand absent: le projet de loi sur la maltraitance des enfants rédigé par la ministre de la santé, Stéphanie Rist, et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.

Cette absence avait immédiatement suscité incompréhension et colère chez les défenseurs des enfants d’autant qu’il n’y avait aucune déclaration et explication donnée de la part du gouvernement.

Ce silence, jusqu’à celui de la haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Hairy, semblait dire que la protection de l’enfance, notamment celle la plus en danger comme les enfants placés de l’ASE (Aide sociale à l’enfance) n’était pas sa priorité.

Mais l’erreur a été réparée puisque ce projet de loi sera bien au programme des députés et des sénateurs.

Quand?

Selon la ministre de la Santé:
«Je vous annonce qu'il faut que ce texte passe [au Parlement]. Nous aurons la place, vous savez pourquoi ? Parce que la protection des enfants, ça concerne tous les politiques, ça concerne de façon transpartisane. Et c'est un texte qui est consensuel et que nous arriverons à faire passer. Ce texte part au Conseil d'État, sera présenté au Conseil des ministres mi-mai et sera, je l'espère, adopté avant la fin du quinquennat.»

Dont acte.

Et de présenter la philosophie du texte en réponse à une question de la députée Perrine Goulet:
«Je sais combien le Parlement est attaché à la protection des enfants. Avec Gérald Darmanin, garde des sceaux, nous allons porter un texte qui permettra de mieux protéger tous les enfants. Les 400 000 enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance ont une espérance de vie inférieure de vingt ans à la moyenne. Ils ne sont que 10 % à poursuivre leur scolarité jusqu’au baccalauréat, tandis que 50 % des services de pédopsychiatrie ont affaire à ces enfants.
Le texte que nous allons déposer permettra de vérifier tous les antécédents judiciaires des personnels de l’aide sociale à l’enfance –⁠ ce que lon appelle lhonorabilité. Il permettra, surtout, un meilleur partage dinformations sur ces antécédents entre les différents secteurs. Ce texte donnera aussi à ces enfants des perspectives de vie, grâce à des moyens pour une adoption plus rapide, grâce à une augmentation du nombre daccueillants familiaux ainsi que du nombre de tiers de confiance. La prise en charge de ces enfants dans des cellules daccueil familial en sera ainsi améliorée.
Ces mesures sont consensuelles : chacun veut ici que les enfants soient mieux protégés. Le projet de loi est travaillé avec les départements, qui sont compétents sur une partie de ces questions.»

Voilà qui est une bonne chose.

Cependant, La proposition de loi « intégrale » visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles commises contre les femmes et les enfants, elle, n’est toujours pas inscrite à l’ordre du jour du Parlement.

Les parlementaires qui la soutiennent expliquent que «chaque année, 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles – un toutes les trois minutes» et qu’«il ne s’agit pas de faits divers, mais d’un phénomène massif, structurel et systémique.»

Et de rappeler qu’«Il manque encore aujourd’hui une architecture d’ensemble, une politique publique cohérente et dotée de moyens à la hauteur de la tâche».

Il ne reste plus qu’à espérer qu’ils seront entendus par le gouvernement.